Courage tous !


Organisateur à notre époque, c’est un peu comme être chef d’entreprise. Sauf que le plus souvent, c’est un acte bénévole. Pas tout le temps. Mais le plus souvent. Il y a plein de sortes d’organisateurs. Des associations, des sociétés, des comités des fêtes, des particuliers, des clubs, des municipalités et j’en passe. Mais le point commun reste sans aucun doute la passion. On a du mal à imaginer quelqu’un qui organiserait une course par chez lui sans être à minima un poil passionné par la discipline. Mais ça peut arriver. Evidemment. En tout état de cause, quoiqu’il arrive, le dossier d’organisation est lourd. Il y a la sécurité de plus en plus contraignante, il y a les parcours à dessiner et à tracer puis à baliser, il y a les bénévoles à trouver, à motiver et à positionner, il y a les ravitos à remplir et à agencer, il y a les partenaires à chercher et à intéresser, il y a les réunions tous les mois avant l’événement et quasi tous les jours la semaine qui précédent, il y a les dossiers à remplir, préfectoraux, communaux, au comité des courses, aux représentants des secours, à re-remplir et à modifier au fur et à mesure de l’avancée du projet, il y a les propriétaires terriens à avertir, les voisins et les gens qui habitent sur le parcours à informer, il y a la logistique à choisir et à mettre en place, la sono, le chrono, les dossards, les listings, les arches, les barrières, les tables et les chaises, il y a les coups de téléphones incessants et les mails par centaines vers la fin, il y a les réclamations, les certifs à vérifier, les coups de gueules et les remerciements, le petit village d’arrivée à mettre en place pour que ce soit pas trop vilain, il y a les sollicitations ininterrompues, le médecin à trouver, les gens qui veulent savoir si on accepte bien les lapins à la place des chiens sur le canicross, les demandes les plus folles que l’on puisse imaginer…. Et puis surtout, il y a cette pression latente qui ne vous quitte jamais, celle de croiser les doigts pour que tout se passe bien et qu’il n’y ait pas d’accident. Car on le sait que trop bien, le seul responsable vers qui on se tourne, de toute façon, c’est toujours l’organisateur. Alors certes il y a des « grands » organisateurs et des « petits » organisateurs, ceux qui en vivent et d’autres qui veulent juste partager leur passion et donner plutôt que recevoir, mais au final, sans les organisateurs, sans ces hommes et ces femmes qui se plient en quatre pour nous offrir de belles épreuves, alors nous ne pourrions pas vivre notre passion qu’est la course à pied de la même manière. Nous n’aurions pas en nos mémoires tous ces souvenirs et toutes ces images qui nous rendent la vie si légère et si belle parfois.

 

Aujourd’hui j’ai une petite pensée pour tous ces organisateurs qui se rongent les sangs et essayent de trouver des solutions. Courage à vous !

 



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